Cette page est en cours de validation. Elle ne remplace pas une consultation ni un programme adapté à votre situation.
Que signifie le mot coxarthrose ?
La hanche relie la tête du fémur, en forme de boule, à une cavité du bassin. Une couche de cartilage facilite le glissement ; une capsule entoure l’articulation et des muscles la soutiennent. Coxarthrose signifie arthrose de cette articulation. Le cartilage, l’os et d’autres tissus peuvent changer. Ce n’est pas simplement une pièce mécanique qui s’use à chaque pas.
Une articulation peut rester utile malgré ces changements. La douleur dépend aussi de la sensibilité des tissus, de la force, du sommeil et de la charge quotidienne. Ces éléments ne rendent pas la douleur imaginaire. Ils expliquent pourquoi deux personnes ayant des images proches peuvent avoir des difficultés très différentes, et pourquoi améliorer la fonction reste possible sans modifier la radiographie.
Sources de ce chapitre [1] [2]
Comprendre en images
Une articulation, plusieurs éléments
Tête du fémur
Elle se déplace dans la cavité du bassin.
Cartilage et articulation
L’arthrose peut modifier plusieurs tissus, pas seulement une couche de cartilage.
Muscles
Leur capacité participe aux gestes utiles, même si la radiographie ne change pas.
Comment la gêne peut-elle se présenter ?
La douleur se situe souvent dans l’aine, mais elle peut atteindre la cuisse, la fesse ou même le genou. Une raideur au démarrage, une difficulté à pivoter ou à enfiler une chaussure peuvent attirer l’attention. Certaines personnes sont surtout gênées après une longue marche ; d’autres le sont pendant la nuit ou après être restées assises.
Ces signes ne suffisent pas à confirmer une arthrose. Une douleur sur le côté de la hanche peut venir des tendons, et une douleur qui descend avec des fourmillements peut avoir une autre origine. Décrivez ce que vous ne pouvez plus faire, le moment où la gêne apparaît et son évolution. Cela apporte davantage au bilan qu’un seul chiffre de douleur.
Pourquoi apparaît-elle, et peut-on prévoir la suite ?
L’âge, certaines blessures et la forme de l’articulation peuvent participer au développement de l’arthrose. Une dysplasie, par exemple, correspond à une couverture insuffisante de la tête du fémur. Le poids et certaines charges répétées peuvent aussi intervenir, mais il est rarement possible d’attribuer les symptômes à une seule cause chez une personne.
Vous n’avez pas nécessairement provoqué votre arthrose par une mauvaise posture ou par une activité ordinaire. L’évolution n’est pas une pente régulière : des périodes plus sensibles peuvent alterner avec des périodes plus faciles. Un bilan permet de repérer ce qui peut être modifié maintenant. Il ne permet pas d’annoncer avec certitude la date d’une opération ou la vitesse d’une éventuelle aggravation.
Que peuvent montrer l’examen et les images ?
Le professionnel s’intéresse à votre marche, à la mobilité, à la force et aux tâches difficiles. Il peut aussi examiner le dos et le genou. Dans une situation typique, une appréciation clinique peut suffire à orienter la prise en charge. L’imagerie n’est pas un passage obligé avant de commencer tout conseil ou tout exercice.
Une radiographie peut être demandée si la présentation est inhabituelle, si une autre cause est suspectée ou pour préparer une décision spécialisée. Une IRM n’est généralement pas le premier examen d’une arthrose habituelle. Demandez quelle question l’examen doit résoudre et si son résultat changera les soins. Le compte rendu décrit des structures ; il ne mesure pas à lui seul votre douleur, votre autonomie ou l’intérêt d’une prothèse.
Quels changements demandent un avis médical ?
Une douleur forte après une chute, une impossibilité nouvelle de prendre appui, une hanche douloureuse avec fièvre ou un état général qui se dégrade ne doivent pas être attribués automatiquement à l’arthrose. Une évaluation rapide est nécessaire. Une douleur soudaine inhabituelle sans chute mérite également un avis, surtout si marcher devient difficile.
Consultez aussi si une douleur persistante perturbe beaucoup le sommeil, si la marche se réduit nettement ou si les mesures convenues ne vous aident plus. Une douleur nocturne isolée peut accompagner plusieurs troubles ; son contexte compte. Une perte de poids inexpliquée, une maladie cancéreuse connue ou d’autres symptômes nouveaux doivent être signalés. Le guide des signes d’alerte précise les situations où il faut agir sans attendre.
Sources de ce chapitre [3]
Quel traitement peut être proposé ?
Les soins associent information, activité adaptée et exercices choisis pour vos besoins. Un accompagnement du poids peut être discuté s’il est pertinent pour vous, sans faire de la perte de poids une condition pour recevoir de l’aide. Une canne ou un autre appui peut faciliter certaines sorties ; son choix et son réglage se font avec le professionnel.
Le médecin ou le pharmacien peut discuter des médicaments selon vos autres maladies et traitements. Les anti-inflammatoires ne conviennent pas à tout le monde. Une infiltration peut parfois être proposée, mais son objectif et sa durée d’effet attendue doivent être expliqués. Les techniques manuelles peuvent être un complément à un programme actif ; elles ne restaurent pas le cartilage. Méfiez-vous d’une promesse de régénération garantie ou de disparition définitive de la douleur.
Sources de ce chapitre [5] [2]
Dans la pratique
Reprendre la promenade du quartier
Définir
Choisissez un trajet et une difficulté que vous souhaitez améliorer.
Ajuster
Réduisez d’abord la distance ou la pente si la réaction est trop forte.
Comparer
Observez la marche et le lendemain avant d’ajouter de la durée.
Comment la kinésithérapie devient-elle concrète ?
Le programme part d’un objectif personnel : se relever plus facilement, marcher jusqu’au magasin ou reprendre une activité de loisir. Le kiné choisit des mouvements de mobilité, de force et d’endurance, puis adapte leur difficulté. Il observe aussi la façon de réaliser la tâche, les aides utiles et les contraintes de votre journée.
Vous devriez savoir ce que vous entraînez et comment juger la réaction. Une gêne légère et passagère n’impose pas toujours d’abandonner un exercice. En revanche, une douleur nettement plus forte qui persiste, une boiterie nouvelle ou une fonction qui se dégrade demandent une adaptation. Il n’existe pas un programme unique valable pour toutes les hanches arthrosiques. Les trois mouvements de la rubrique Exercices sont des points de départ possibles, à sélectionner avec vous.
Marcher, travailler et dormir : des choix pratiques
Pour la marche, cherchez d’abord une distance que vous pouvez répéter avec une réaction acceptable. Deux sorties plus courtes peuvent être plus faciles qu’une seule longue. Si une côte ou un escalier augmente beaucoup la gêne, modifiez temporairement le parcours. Le vélo ou une activité dans l’eau peuvent offrir une autre manière de bouger si vous les tolérez.
Au travail, alternez les tâches lorsque c’est possible et rapprochez les objets souvent utilisés. Pour les chaussures, asseyez-vous et utilisez une aide si vous devez forcer sur la hanche. Pour dormir, essayez un appui qui améliore le confort, par exemple entre les genoux en position latérale. Il n’existe pas de matelas ni de position idéale pour tous. Retenez ce qui facilite votre nuit sans créer une autre douleur.
Comment progresser sans alterner arrêt complet et excès ?
Choisissez une activité repère et notez simplement sa durée, sa difficulté et votre état le lendemain. Si elle devient plus facile, augmentez un seul élément : quelques minutes de marche ou un peu plus de résistance, par exemple. Le chiffre exact dépend de votre niveau de départ. Une semaine difficile ne signifie pas forcément que l’articulation s’est abîmée davantage.
Exemple : si une grande sortie vous oblige à rester presque immobile le lendemain, réduisez sa longueur et gardez une activité régulière dans la semaine. Si les petites sorties restent bien tolérées, reprenez progressivement la distance. Un changement durable de douleur ou de capacité doit être revu. L’objectif est une progression utilisable dans votre vie, pas une performance quotidienne sur un tableau d’exercices.
Quand discuter d’une prothèse ?
Une consultation chirurgicale peut être envisagée lorsque la douleur, la raideur ou la limitation altèrent fortement votre qualité de vie et que les soins non chirurgicaux n’apportent pas assez d’aide ou ne sont pas adaptés. La décision associe vos priorités, le bilan médical et une discussion sur les bénéfices, les risques et la rééducation.
Il n’est pas nécessaire d’attendre de ne plus marcher du tout pour poser la question. À l’inverse, une image très modifiée n’oblige pas à se faire opérer si la situation reste acceptable. Préparez des exemples précis de ce qui vous limite et les traitements essayés. Le guide sur la prothèse développe la préparation du domicile, les consignes après l’intervention et la reprise de l’autonomie.
Vos questions
Les exercices peuvent-ils réparer le cartilage ?
Ils ne sont pas présentés comme une réparation du cartilage. Leur intérêt est d’améliorer la force, la mobilité utile, l’endurance et la gestion des activités. Vous pouvez donc gagner en fonction même si une future radiographie semble semblable. Le résultat varie d’une personne à l’autre.
Sources de ce chapitre [5]
Dois-je éviter de marcher parce que ma hanche est arthrosique ?
Pas automatiquement. Une marche adaptée fait partie des possibilités pour rester actif. Sa durée, le terrain et les pauses se règlent selon votre réaction. Une incapacité soudaine de prendre appui ou une douleur après une chute demande d’abord une évaluation médicale.
Pourquoi ai-je mal au genou alors que le problème vient peut-être de la hanche ?
Le système nerveux peut faire ressentir une douleur à distance de sa source. C’est une des raisons d’examiner la hanche lorsqu’un genou fait mal. Cela ne permet pas de conclure que toute douleur du genou vient de la hanche ; l’examen reste nécessaire.
Sources de ce chapitre [1]
Combien de séances faudra-t-il ?
Le nombre dépend des objectifs, de vos difficultés et de votre progression. Un programme doit prévoir ce que vous faites entre les séances et quand faire le point. Ni un forfait fixe ni la poursuite indéfinie de soins passifs ne garantit un résultat.
Sources de ce chapitre [5]
Sources et références
- [1] Assurance Maladie — Arthrose de la hanche
- [2] IQWiG — Hüftarthrose
- [3] NHS — Hip pain in adults
- [4] Royal National Orthopaedic Hospital — Hip dysplasia in teenagers and young adults
- [5] NICE NG226 — Osteoarthritis
- [6] NHS Inform — Exercises for hip problems
- [7] NICE NG157 — Joint replacement
Texte mis à jour le
Relecture médicale : en attente de Hasib Selimovic.